Notre histoire

Notre histoire

L’installation était un projet de couple. Quand la famille s’est agrandie, chacun a trouvé sa place naturellement : mon mari gérait les ruches, et moi la transformation du miel (confitures, vinaigre de cidre, pâte aux noisettes…), la commercialisation, et tout le reste.

À force de persévérance, nous avons développé cette ferme apicole. Mais le défi climatique nous réservait souvent des déceptions. L’abeille est fragile, et le phénomène de miellée très aléatoire selon la température, l’hygrométrie et le vent.

Nous avons alors commencé à transhumer — déplacer nos ruches au fil des saisons — pour butiner des floraisons variées : tilleul, acacia, fenouil, sarrasin, lavande… tout en restant dans un rayon de trois heures autour de l’exploitation.

En 2011, un incendie accidentel détruit notre outil de production et notre stock de miel. Puis, à l’automne 2019, notre couple se sépare. Deux coups durs, deux nouveaux départs.

Soutenue par mes proches, je me suis relancée : reprendre l’activité dans sa globalité, de la production à la vente, car c’est cet ensemble qui a du sens.

L’équipe aujourd’hui

Tout faire seule relèverait de l’exploit. Nicolas extrait le miel, assure la mise en pots, l’entretien des locaux et m’aide à la préparation des produits transformés. Pierre, mon compagnon, s’est à son tour laissé absorber par la magie de nos petites protégées — apiculteur depuis 2022, il participe aux transhumances, aux récoltes, suit le cheptel lors des périodes de rush et prend en charge l’organisation et le développement de l’exploitation. Nous faisons également appel à des saisonniers lors des pics d’activité.

Chaque saison, nous mettrons tout en œuvre pour soigner 850 ruches en production et constituer 400 essaims. Nous cherchons d’ailleurs un nouveau passionné pour nous rejoindre sur les ruchers !

Paysanne sans Terre

Je suis une paysanne vivant de la Terre sans Terre, en élevant un animal dont l’impact collectif est considérable. Nos ruches font le bonheur de nos voisins arboriculteurs, tandis que d’autres agriculteurs font le nôtre en cultivant des plantes mellifères. Depuis une dizaine d’années, nous transhumons ainsi chez deux agriculteurs de la Coopérative Normandie Arôme pour produire notre miel de fenouil, cinq fois médaillé au Salon de l’Agriculture.

Le bon équilibre passe toujours par l’échange.

Ce qui nous guide

Il y a vingt ans, on nous disait : « Ce n’est pas un métier, c’est une passion. » Aujourd’hui, je réponds que c’est les deux.

Nous faisons de notre mieux pour respecter nos abeilles et proposer des produits de qualité à nos clients. C’est aussi simple que ça — et c’est ce qui nous lève chaque matin.